Et c'est déjà la dernière demi-finale qui commence ! Ça va saigner alors hauts les coeurs, la fin est proche !
Bernard Poincarré :
Œuvre : Les autruches insomniaques de Krapoutchniek
Description :Bernard a perdu son nœud papillon en duvet d’autruche, ses souliers, et sa montre, alors même que doit arriver pour dîner son ami d'enfance, Alphonse Aldus, qui est « accessoirement le beau-frère de la demi-sœur du petit-fils du troisième cousin au second degré de l’oncle du prêtre du village où [il a] grandi ». Malheureusement pour lui, ce n’est que le début des inconvénients qui vont venir ponctuer cette soirée : le facteur vient récupérer le képi qu’il a oublié le matin même, les invités amènent avec eux un « antiquaire » russe qui ressemble diablement à un clochard, la bonne, Anna, fait des calembours douteux sur les noms de leurs invités, le docteur passe pour s’occuper du facteur qui est tombé inanimé devant leur porte… Mais tout ça, finalement, c’est la faute des autruches qui ne s’accouplent plus lorsqu’il pleut !
Extrait :(un coup de sonnette retentit, suivi d’un autre qui dure jusqu’à ce qu’Anna ouvre la porte en essayant de se boucher les oreilles)BERNARD POINTCARRE : Ce sont eux cette fois.
ALPHONSE ALDUS : (avançant, bras tendus) Ce cher Bernard !
BERNARD POINTCARRE : Ce cher Alphonse !
ALPHONSE ALDUS : (se dirigeant vers Madame Pointcarré) Cette chère Elise !
BERNARD POINTCARRE : (vers Madame Aldus) Cette chère… Heu… Madame.
PENELOPE ALDUS: (tirant Monsieur Zebriewitch par le bras) Nous vous avons apporté quelque chose.
BERNARD POINTCARRE : (souriant) Ho, un clochard ! C’est gentil, il ne fallait pas.
PENELOPE ALDUS: Ho, ce n’est rien, vous savez.
BERNARD POINTCARRE : Non mais il ne fallait (insistant) vraiment pas !
ALPHONSE ALDUS : (à sa femme) Tu es vraiment pénible.
PENELOPE ALDUS: Non. Mon nom est Pénélope.
ALPHONSE ALDUS : (offrant une boîte de pralines aux Pointcarré) Bref. (insistant) Voici (normal) un petit quelque chose pour vous.
BERNARD POINTCARRE : Et le clochard ?
ALPHONSE ALDUS : Ha, lui. Il nous faisait rire alors on l’a emmené.
MONSIEUR ZEBRIEWITCH : (fort accent russe) Je pas clochard ! (montrant avec ostentation un samovar) Je vendre beaux samovars !
ALPHONSE ALDUS : (ravi) Ha, il recommence !
ELISE POINTCARRE : Vous l’avez trouvé où ?
ALPHONSE ALDUS : Ho, pas loin d’ici. Il y avait un genre de réunion de loqueteux dans son genre. Ils essayent de vendre des bibelots qu’ils trouvent dans des bennes à ordure, je crois.
BERNARD POINTCARRE : Oui, donc il s’agit d’un antiquaire, quoi.
ALPHONSE ALDUS : Un anti quoi ?
ELISE POINTCARRE : Caire.
PENELOPE ALDUS: Non, nous revenons de Tunis.
Fiche par Mary
Meya Diablone :Oeuvre : Helden, de Daji
Description :Meya Diablone est une jeune démone de la Gourmandise envoyée sur Terre pour influencer les humains à céder à la tentation de son Pôle. Effrontée et incapable de suivre les ordres, elle profite de sa vie d’humaine sans se soucier de sa mission première, malgré les nombreuses remontrances de son superviseur.
Sous sa forme terrestre, Meya arbore un physique avantageux qui lui facilite sa couverture, un travail dans une agence de Marketing. Sous forme démoniaque, sa peau prend une teinte foncée, ses cheveux s’enflamment, des griffes remplacent ses ongles manucurés, une queue prolonge sa colonne vertébrale et de petites cornes pointent sur son crâne.
Pour Meya, un seul mot d’ordre : déguster tous les mets du monde humain ! Mais derrière son apparente désinvolture, cette héroïne cachée renferme un lourd secret sur sa vraie nature et se révèle plus complexe qu’il n’y parait.
Extrait : Mon monde est loin d’être appréciable pour des spécialistes de la Gourmandise tels que moi. La viande prolifère mais les accompagnements sont inexistants en raison de la terre infertile. Nous la mangeons donc soit crue, soit bien grillée, simplement tranchée. Les animaux qui nous la fournissent sont très différents d’ici. Ils sont bien plus gros et ne se laissent pas facilement manger. Il faut un peu de courage pour chasser. Bref, rien de très varié…
A mon arrivée dans le monde des humains, j’ai pensé qu’ils m’avaient envoyé au Paradis. J’ai passé de longs mois à découvrir une quantité incroyable de saveurs et de textures culinaires différentes. Ces superbes trouvailles sont d’ailleurs la raison de la venue plus que récurrente de mon chef… Comment voulez-vous rester concentrée sur un travail alors que tous ces plats alléchants n’attendent que vous ? Cet endroit est incroyable pour des démons comme moi !
Un jour, la curiosité m’a poussée à entrer dans un restaurant de sushis. Une explosion de senteurs et de couleurs m’y attendait. Tout un tas de petites bouchées, prêtes à être englouties en un rien de temps. Je ne reconnaissais pas cette chose crue alors j’ai préféré ne commander qu’un petit plat. Au moment même où le petit mélange de riz vinaigré, de poisson et de wasabi a rencontré mes papilles gustatives… J’ai cru atteindre le Nirvana… Le poisson… Une denrée exotique et pourtant si simple ! Du goût, de la chair, de l’onctuosité, de la force de caractère, de la fraicheur… Tout y est ! Evidemment, j’ai ensuite essayé tout ce que le menu pouvait proposer. Depuis ce jour, mes papilles sont devenues accros aux sushis. Réellement. Si je n’en mange pas au moins trois fois par semaine, je ressens un trou au fond de moi. Voici donc pourquoi je suis plus que soulagée que Gilles n’ait pas eu l’occasion de me prendre ce précieux trésor…
Fiche par Daji