Les noms se suffisent à eux-mêmes, je n'ai rien à ajouter. Un des plus gros duels du Tournoi, déjà une finale !
La Mort :Oeuvre : Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett
Description :Les
Annales du Disque-Monde racontent les aventures de plusieurs bandes de personnages à des époques et endroits différents dans le fantasque Disque-Monde, parodie de fantasy. On y croise Mages et Sorcières, trolls et légendes et toutes sortes d’autres personnages bigarrés.
La Mort est un grand squelette vêtu (oui, La Mort est mâle) d’une robe noir absolu. Il prend très à cœur son travail et le fait d’être à l’heure. Rien ne l’embête plus que quand un mort est en retard à son rendez-vous. Pourtant, il n’est pas méchant et a volontiers le sens de l’humour (un sens de l’humour un peu particulier, on l’avouera).
Extrait : C’est ainsi que Rincevent, qui traversait en hâte les bazars du soir grouillants de monde à la lueur des torches, le Bagage courant lourdement sur ses talons, Rincevent, donc, bouscula une grande silhouette sombre, se retourna pour lui balancer quelques jurons bien sentis et contempla la Mort.
C’était forcément la Mort. Personne d’autre ne se promène avec des orbites vides ; évidemment, la faux posée sur une épaule était un indice supplémentaire. Alors que le mage horrifié fixait l’apparition, deux amoureux qui riaient d’une plaisanterie intime lui passèrent carrément au travers sans avoir l’air de la remarquer.
La Mort, pour autant qu’un visage dépourvu de traits en soit capable, parut surpris2.
« RINCEVENT ? dit-il d’une voix aussi grave et pesante que le claquement de portes de plomb, loin sous terre.
— Euh… fit le mage en tâchant d’échapper à ce regard fixe sans yeux.
— MAIS QU’EST-CE QUE TU FICHES ICI ? (Boum, boum, firent les dalles de cryptes dans des places-fortes vermoulues sous des montagnes ancestrales…)
— Euh, pourquoi pas ? Bon, je suis sûr que vous avez des tas de choses à faire, alors si vous voulez b…
— J’AI ÉTÉ SURPRIS QUAND TU M’AS BOUSCULÉ, RINCEVENT, PARCE QUE J’AI RENDEZ-VOUS AVEC TOI CE SOIR MÊME.
— Oh, non, pas…
— EVIDEMMENT, LE PLUS FRUSTRANT DANS CETTE HISTOIRE, C’EST QUE JE M’ATTENDAIS À TE RETROUVER À PSEUDOPOLIS.
— Mais c’est à huit cents kilomètres d’ici !
— PAS BESOIN DE ME LE RAPPELER, TOUT LE SYSTÈME EST ENCORE EN TRAIN DE SE DÉGLINGUER, JE LE VOIS BIEN. ECOUTE, TU NE POURRAIS PAS, DES FOIS… ? »
Rincevent recula, les mains tendues devant lui pour se protéger. Le marchand de poisson séché d’un étal voisin observa ce cinglé avec intérêt.
« Pas question !
— JE POURRAIS TE PRÊTER UN CHEVAL TRÈS RAPIDE.
— Non !
— ÇA NE TE FERA PAS MAL DU TOUT.
— Non ! » Rincevent pivota et prit ses jambes à son cou. La Mort le regarda partir et haussa les épaules avec amertume.
« VA TE FAIRE FOUTRE, ALORS », lâcha-t-il. Il se retourna et remarqua le marchand de poisson. Avec un grondement rageur, il tendit un doigt osseux et le cœur de l’homme cessa de battre, mais il n’en tira guère de fierté.
Il se souvint alors de ce qui devait arriver plus tard ce même soir. Il serait inexact de dire que la Mort sourit, puisque n’importe comment ses traits restaient figés en un rictus calcaire. Mais il fredonna un petit air guilleret comme une fosse commune puis — ne s’arrêtant que pour abréger les heures d’un éphémère de passage et prendre une des neuf vies d’un chat tapi sous l’étal à poissons (tous les chats voient dans l’octarine) — il pivota sur ses talons et se dirigea vers le Tambour Crevé.
Fiche par Loïc
Golgoth :Œuvre : La Horde du Contrevent, d' Alain Damasio
Description :Golgoth est le traceur de la trente-quatrième horde. La horde a pour but de remonter jusqu'à la source du vent. Et son traceur est celui qui détermine le chemin qu'il faut pour cela emprunter. Et Golgoth, le neuvième du nom, est plus que déterminé à amener sa horde jusqu'au bout de cette quête. Prêt à contrer les neuf formes du vent, à contrer la terre elle-même si il le faut.
Extrait :« Lâchez vos putains de mains l'une contre l'autre, cognez dedans, ouais, plus fort que vous ne l'avez jamais fait ! vous savez pas qui je suis, personne sait ! Gueulez ouais, jusqu'à plus gorge ! Nous, on n'a pas de machines, on pue la merde, on a que nos boyaux et nos os à racler, vous savez rien, mais rien, RIEN ! »
« Ça a duré, chais pas...Trop pour moi faut croire ! On m'a dit que j'ai grimpé sur la table, que j'ai pissé sur la poufiasse de l'Exarque. C'est pas impossible - j'étais franc bouyave, je me rappelle de rien. J'ai gueulé que la horde avait jamais besoin d'autorisation pour tracer. Que personne nous avait jamais bloqué un contre ! Ça a pas plu. Ils ont réagi méchant, genre offusqué, on m'a dit. Et là ça s'est foutu sur la gueule qu'on m'a dit. »
Fiche par Baptiste