Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Floréal

Auteur Sujet: Le Floréal  (Lu 8939 fois)

Hors ligne Aléa

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Le Floréal
« le: 02 Septembre 2015 à 19:59:23 »
Participation à l'AT du Mammouth éclairé n°6, c'était le texte 38.





J’ai la bière qui me colle à la main. C’est froid, cette bière à moitié pleine de bulles feignantes. Y’a du bruit autour, des discussions, des mots plus forts que les autres mais pas plus hauts. Y’a ta voix dans le brouhaha. Dehors il ne pleut pas mais c’est tout comme : couleur béton pluvieux sur fond de nuage armé.

La table me colle aux bras, mal essuyée, malmenée par les troupes d'assaut incessantes et maladroites des gens qui s'y bousculent en sortant de la gare. Et les serveurs qui n'en ont pas le temps, bloqués en automates au service de leur emploi du temps. Dans le fond de la salle se terre une mélodie. Une musique que j’aime, je crois, mais que personne ne discerne ni n’écoute vraiment. Et puis te me parles de toute façon alors je t’écoute.
A travers les vitres sales, je vois les éclaboussures qui les constellent s’accrocher aux costumes froissés des passants. Ils n’y font pas attention. Etoiles filantes de glaviots. Il ne pleut pas, mais c’est tout comme.

La bière, en me givrant les phalanges s’acharne à cristalliser mes empreintes. La tienne est juste figée, tu n'y as pas touché. D'ordinaire on ne vient pas là. Moi je viens là. Sur cette même chaise en face j’en ai vu des visages, des cheveux, des jambes spasmodiques et des levées de coudes engagées. Toujours à deux mais jamais toi. Je déteste ce bar, je ne sais même plus pourquoi j’aimais y venir. On s’y est précipités, comme drainés par le typhon d'une pluie à venir, là où le hasard de la balade avait mené nos pas, las, comme ça sans y penser, en discutant sans trop se regarder.
Sous la table, à côté de tes cuisses à demi-nues de robe florale, les carreaux de verre peinturlurés du Floréal s’écaillent. A travers le verre nu que la peinture fatiguée laisse transparaitre, je vois des pieds en talons qui se glissent dans ces petits trous de vides, bousculés dans la seconde par des jambes de feutrine. Puis par d’autres jeans et puis d’autres escarpins encore qui grouillent et se battent dans les petites interstices. En allant aux toilettes je me suis rendu compte que je l’aimais pas, cette musique. La cuvette était plus propre que les vitres, ça m'a dégoûté.

Tes mots. Tes mots ? Ils auraient put être autres tu sais, mais non, il sont restés communs, des mots de tous les jours. Ton regard babille, oscille de droite à gauche sans vraiment me voir... L'habitude : on ne se parle plus... Est-ce moi en face de toi ? Que disent mes yeux ? Ce sont les mêmes que toujours, n’est-ce pas... Pendant que tu parles pour toi sans t'adresser à nous deux, j’interroge ton visage, j’ai toujours aimé sa conversation détournée. Sous tes mèches de cheveux, se trouvent les soubresauts de tes sourcils, écho de tes mots, encéphalogramme de tes émotions. Ils s’agitent. Sous ton maquillage discret, comme tout le monde un de tes yeux est  légèrement plus gros que l’autre, le gauche. Je l’aime bien. Il ne ment jamais. Tes globes en roue libre tournent, dans le sens contraire de tes hochements de tête : tu cherches des détails, des noms des heures des lieux, pour pouvoir finir de me raconter ta journée. Eperdue dans ton récit. Le souvenir voile mon reflet dans ton regard. Il doit pleuvoir pour que tous ces idiots marchent aussi vite.

Je sais ce que tu vas dire.

Ta bouche a un très léger rictus quand j'acquiesce à ton histoire. Petit froissement de peau, microscopique, perceptible uniquement par ta mousse de bière. Et par moi. Qu’ont dit mes yeux à cet instant ? Tu reprends. Je sais que tu n’aimes pas quand je te fixe, quand je t’interromps pour ne pas te parler. Ma gorge dégoulinante de bière rend ma bouche close nauséeuse. Tu sais, même si je n’en ai pas l’air j’ai tout écouté et tout retenu de ta vie d’hier, et des autres jours aussi...
Mais ta lèvre, à droite, elle s’est un peu retroussée, je l’ai vu ; je le vois depuis ce moment. Même ta paupière a fini par embrasser ta pupille en permanence. La gauche, celle qui se ment à elle-même.

Le serveur armé, de son torchon essuie la table d’à côté. A la va-vite. Peut-être fera-t-il la vitre ? J’en doute.
Je lève les yeux. Tu fais tourner ta bière comme une toupie dans tes mains depuis tout à l’heure, et moi je tapote du doigt sur la table. Je viens seulement de le remarquer. Des personnes chantonnent la musique que je n’aime pas, à deux tables de là. Tu détournes la tête devant l’agitation.
Je me fais des idées, comment pourrais-je savoir ce que tu vas dire ? Je suis idiot, je suis fatigué, j’ai passé une mauvaise journée, toi aussi, j’ai trop bu (comme hier), je n’aime pas le bruit, je n’aime pas ce bar. Je me fais des idées. Bien sûr qu'il suffirait que je te dise que je t’aime, que je te prenne la main, que je tende mon pied entre tes mollets pour que tes ongles bleus retournent dans tes cheveux, (petit tic d'anxiété habituel en public) et que tu arrêtes de faire le tour du pot à bière ; je dois me tromper.

Tu finis ton oeillade panoramique sur la salle. Volte face. Nuque fixe. Tes fossettes sont venues mourir sur tes lèvres comme des volets qui claquent. Qu’ont dit mes yeux à cet instant ? La musique s’est arrêtée, silence transitif des musiques de bar. Est-ce la peur ou l'amour en dernier dans mon regard qui t'as poussé me regarder subitement ? On ne chante plus. Le voile de glace aveugle qui éclaircissait tes yeux s’est brisé, éclats d'humeur vitré soudain plantés dans ma cornée. Aux aguets qu'entends-tu ?
Tes mains sont à plat sur la table, je m’agrippe à mon fond de bière chaude. Le serveur a sorti un bidon de produit ménager ; il asperge la vitre.

« Chut. Je sais ce que tu vas dire. »
Je me lève et je pars.

J’espère juste que dehors il fait frais, que je puisse respirer.
Il n'y a eu que bruit et froid.
Aucun mot ne m’a retenu. Pas même le barman que je n'avais pas payé. Je marche. Je suis pressé, il ne faut pas qu’il pleuve sur mes vêtements.
Je n'espère qu'une seule chose : qu’au prochain tournant il n’y aura personne dans la rue. J'espère un recoin de mur, un banc, un parking, une cachette plus sombre ; être seul maintenant tout de suite.
Il n'y a rien eu.
Rue bondée, épaules qui s'entrechoquent, métro compact pressé en collé serré ; je mâche mes larmes à m’en casser les dents.
Je n’espère que mon chez moi, pour enfin me lâcher, être moi, c'est là à quelques pas encore,  seulement la porte à ouvrir pour ne plus rien contenir. Tout casser et pleurer à ne plus pouvoir en respirer. Là au bout du tunnel, voir la lumière, grimper, arriver au sommet et craquer au bout de l'effort, ultime...
Il n'y a rien eu non plus.
Que des yeux vaguement humides claquant une porte avec fracas, ainsi qu'une pièce vide, sale et stoïque là à attendre, sempiternellement silencieuse.
Rien ne vient, rien rien rien, rien que les vibrations de messages que je n’ai plus la force de supporter. Las. Les nerfs amers et une nausée pâteuse de bière qui serpente entre mes dents. Rien d'autre.

Je t’efface.
« Ne me réponds pas et ne t'excuse plus. »
« Modifié: 13 Octobre 2015 à 11:18:42 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
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Hors ligne Marygold

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #1 le: 03 Septembre 2015 à 19:53:05 »
Salut !

Hop, c'est parti pour les petites remarques au fil de l’eau :

 
Citer
J’ai la bière qui me colle à la main.
Ah, toi aussi tu l’as laissée trop longtemps au freezer ? (pardon pardon, je commente sérieusement, promis)

Citer
La table aussi me colle aux bras ; mal essuyée qu’elle est pas les assauts incessants et maladroits
par / Virgule plutôt que point-virgule, là ça casse trop la phrase.

Citer
des serveurs qui s’oublient en automates de l’emploi du temps.
Bon, s’oublier peut se prendre dans un sens très différent et…bizarre. Là on comprend l’idée (que j’aime beaucoup) donc bon... à voir avec d'autres lecteurs.

Citer
Et puis te me parle de toute façon alors je t’écoute.
tu me parles

Citer
A travers les vitres sales, je vois les éclaboussures qui les constellent s’accrocher aux costumes froissés des passants. Ils n’y font pas attention. Etoiles filantes de glaviots. Il ne pleut pas, mais c’est tout comme.
joli  :)

Citer
T’es allée deux fois aux toilettes. Moi aussi. Je n’ai même pas pissé.
Alors, j’essaie de comprendre le pourquoi de ce passage mais je reste perplexe  :/

Citer
Ton regard babille sans me voir
J’adore bien l’expression « ton regard babille » mais du coup, je ne comprends pas trop le « sans me voir »

Citer
Que disent mes yeux? Ce sont les même que d’habitude hein, n’est-ce pas...
espace avant le point d’interrogation.  Ce sont les mêmes

Citer
On s’y est pressé dedans
Bof comme formulation

Citer
les plaques de verre aux carrés de peinture bariolés du Floréal s’écaillent.
Ptite italique pour le nom du bar ?

Citer
Des bulles du dehors qui transpirent.
Désolée, je ne comprends pas…

Citer
C’est de ma faute, j’en ai arraché la plupart des gros morceaux. Des pieds en talons se glissent dans ces petits trous de vides, bousculés dans la seconde par des jambes de feutrine. Puis par d’autres jeans et puis d’autres escarpins encore qui grouillent et se battent dans l’interstice.
J’essaie de comprendre. Il s’agit des carreaux du mur ? Enfin le mur est fait de carreaux de verres qui sont normalement couverts de peinture qui s’est écaillée par endroits et laisse voir les passants à l’extérieur ? (ou pas du tout ?  :-[)

Citer
Pendant que tu parles j’interroge ton visage, j’ai toujours préféré sa conversation.
Est-ce que ça signifie « je préfère la conversation de ton visage à ce que tu racontes », ce qui n’est pas très sympa ?  :o

Citer
les soubresauts de tes sourcils finement velus,
Je ne suis pas fan du « finement velus »

Citer
tes hochements de têtes
tête

Citer
Mais ta lèvre, à droite elle s’est un peu retroussée, je l’ai vue
Virgule manquante après droite

Citer
je vois que tes fossettes sont venues mourir sur tes lèvres comme des volets qui claquent.
Whoa… :coeur: :coeur: :coeur:

Citer
Qu’on dit mes yeux à cet instant ?
ont

Citer
Est-ce la peur ou l'amour en dernier qui t'as fait retourner?
te retourner ?

Citer
dehors il fait frai, que je puisse respire. Il y eu bruit et froid, bien trop froid.
frais / respirer / eut (mais pourquoi le passé simple ?)

Citer
Qu'il y ai un recoin de mur,
ait

Citer
Il n'y eu rien.
eut. Mais pourquoi le passé simple ? (bis)

Citer
Rue bondée, épaules qui s'entrechoquent, métro compact pressé en collé serré ; je mâche mes larmes à m’en casser les dents.
:coeur:

Citer
Il n'y eu rien non plus.
je vois bien l’idée de répétition, mais toujours pas pourquoi tu mets du passé simple

Citer
Que des yeux vaguement humides claquant un porte avec fracas
une



Que dire ? C’est fort, c’est beau. J’adore ce style et il y a de superbes trouvailles, des images très poétiques. Après, sur le fond, j’ai eu du mal à voir les raisons de la rupture, ce qui me gâche un peu le texte. Je me dis que c'est peut-être des petits indices discrets que j'ai ratés, genre le fameux "j'ai toujours préféré sa conversation" qui me semble assez cynique ?
En général, je suis fan de subtilité et de non-dits, mais là je rends les armes, c’est un peu trop tacite ^^

Du coup, si tu as envie de le retravailler un chouia, je t’encourage à le faire à ce niveau-là :)
« Modifié: 03 Septembre 2015 à 22:13:21 par Marygold »
Oh yeah ! 8)

Hors ligne extasy

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #2 le: 03 Septembre 2015 à 21:42:35 »
Citer
mal essuyée qu’elle est pas les assauts incessants et maladroits
Tu voulais dire "par les assauts" ?

Citer
Que disent mes yeux?
Espace avant le point d'interrogation

Citer
Ce sont les même
mêmes

Citer
pour que tes ongles bleu retourne
bleus retournent

Citer
qui t'as fait retourner?
Espace avant le point d'interrogation

Citer
J’espère juste que dehors il fait frai, que je puisse respire
frais ; respirer

Citer
Il y eu bruit et froid, bien trop froid.
eut
Je n'ai pas compris  :/

Citer
Qu'il y ai un recoin de mur
ait

Bon, perso je n'ai pas trop accroché. Je n'aime pas quand il ne se passe pas grand chose, et là il ne se passe pas grand chose. Question de goûts. Mais l'écriture est jolie, ça c'est sûr.
Une autre fois, qui sait !

Hors ligne Kanimp

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #3 le: 03 Septembre 2015 à 22:04:37 »
Citer
La table aussi me colle aux bras ; mal essuyée qu’elle est pas les assauts incessants et maladroits, des gens qui sortent de la gare et des serveurs qui s’oublient en automates de l’emploi du temps.
Je n’arrive pas à corriger cette phrase pour être certain de la comprendre correctement.

Citer
Et puis te me parle de toute façon alors je t’écoute.
Idem

Citer
A travers les vitres sales, je vois les éclaboussures qui les constellent s’accrocher aux costumes froissés des passants.
Idem

Citer
« Chut. Je sais ce que tu vas dire. »
Pas assez significatif pour valider le thème de l’AT.

Alors, je n’ai pas aimé le texte. Trop difficile à lire suite entre autre aux erreurs signalées.
Le protagoniste est cynique et dans le contexte de ce texte, je n’adhère pas.
J’ai loupé les tenants et aboutissants.

Une autre fois, peut-être.

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Hors ligne Kailiana

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #4 le: 06 Septembre 2015 à 13:25:31 »
Citer
Une bière glacée que je descends lentement, toujours moins lentement que toi. [...] La bière qui me glace les phalanges s’acharne à cristalliser mes empreintes. T’as à peine touché à la tienne.
du coup lui a encore moins touché à la sienne ?  :/
Citer
où l’occasion de la ballade nous avait fait marcher là.
bof comme formulation
Citer
C’est de ma faute, j’en ai arraché la plupart des gros morceaux.
j'ai pas trop compris, il a arraché des carrés de peinture ?
Citer
l’action de mémoire voile mon reflet dans ton regard.
"l'action de mémoire" pas très joli
Citer
Tu ne fais que raconter, éperdue dans ton histoire.
Ta bouche a un rictus quand j'acquiesce à ton histoire.
répétition histoire
Citer
dans tes mains depuis tout à l’heure,et moi je tapote du doigt sur la table.
esace après virgule
Citer
Est-ce la peur ou l'amour en dernier qui t'as fait retourner? On ne chante plus.  Le voile de glace aveugle qui éclaircissait tes yeux s’est brisé. Aux aguets qu'entends-tu?
espaces avant ?
Citer
Volte face panoramique.
j'ai pas compris
Citer
Que des yeux vaguement humides claquant un porte avec fracas
une porte

Au niveau commentaire général, tu peux faire un copier coller de celui de Marygold  :D
J'aime beaucoup l'ambiance, les images posées, très poétiques, fortes. C'est une scène comme une autre et tu lui donnes une très grande puissance, j'étais vraiment plongée dans la scène, tu as une manière de décrire les choses que j'apprécie vraiment. Par contre, tout comme Marygold, j'aurais préféré comprendre davantage les raisons de la rupture ; sans gros bloc explicatif, mais quelques indices de plus au long du texte. Ce serait vraiment bien de modifier le texte pour corriger ça, parce que sinon, vraiment, j'ai beaucoup aimé  :) il manque juste un peu un poil de retravail pour que le lecteur ait moins de questions à la fin du texte, je pense.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #5 le: 08 Septembre 2015 à 00:11:31 »
Bonjour à tous et tout d'abord, je vous remercie pour vos commentaires.
J'ai corrigé toutes les phrases et incompréhensions que vous avez pu avoir, je prévois encore de travailler le texte, de le raccourcir un peu notamment pour qu'il soit plus rapidement accessible.

@Marygold
Merci pour ton enthousiasme!  :-[
Citer
Après, sur le fond, j’ai eu du mal à voir les raisons de la rupture, ce qui me gâche un peu le texte. Je me dis que c'est peut-être des petits indices discrets que j'ai ratés, genre le fameux "j'ai toujours préféré sa conversation" qui me semble assez cynique ?
Je comprends ce besoin de raison, mais je crois que c'est vraiment la scène en elle même qui m'interesse, je vais essayer de tout de même faire sentir plus la rupture. J'ai corrigé cette phrase, je ne la voyais en effet pas comme ca, sinon il y a peut être un petit ton cynique, celui de la personne qui sait que ca sent la fin.


@Extasy
Merci pour ton retour interessant
Citer
Je n'aime pas quand il ne se passe pas grand chose, et là il ne se passe pas grand chose.
Je voulais faire un poème au début, et puis prose trop fournie... Je vais au moins essayer de raccourcir certaines choses pour que l'impression de longueur se fasse moins sentir

@Kailiana
Heureux de t'avoir touché... Merci!  :coeur:
Citer
Ce serait vraiment bien de modifier le texte pour corriger ça, parce que sinon, vraiment, j'ai beaucoup aimé  :)
Je vais y travailler à fond jusqu'à la date limite

@Kanimp
Citer
Pas assez significatif pour valider le thème de l’AT.
Cette phrase ne cherche strictement pas à être significative, je pourrai même supprimer le chut. En fait je crois que tu n'as tout simplement pas bien lu ce texte. Je t'encourage donc à le lire plus en détail, pour te rendre compte que le chut est partout dans le texte: il voudrait qu'elle arrête de parler pour lui dire ce qu'elle veut vraiment dire, ca se traduit par aucun dialogue et pourtant une discussion dans l'observation des gestes et expressions, les seules phrases dites sont pour demander le silence, on est dans l'attente de ce qu'on veut entendre et ne pas dire (et inversement).
Citer
Et puis te me parle de toute façon alors je t’écoute.
Idem
Je ne vois pas en quoi cette phrase est une erreur ou difficile à comprendre. Pareil avec les autres, tu me dis que ca ne va pas mais tu ne me dis pas quels mots, quel enchainements t'ont dérangés toi en tant que lecteur (alors que j'ai pu comprendre les autres personnes dans leurs commentaires, et corriger en conséquence)

Bref j'ai l'impression que tu as lu mon texte un peu rapidement, et je t'invite à venir le relire le 20 septembre lors de la fin des corrections, peut être une seconde lecture et une meilleure version finale pourront éventuellement te toucher!


Merci encore à tous les quatre pour vos retours, en esperant en avoir d'autres aussi enrichissants qui pourront m'aider!
Au plaisir, et bon mammouth à tous!  :)

« Modifié: 08 Septembre 2015 à 00:14:16 par Mout »
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maanilee

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #6 le: 08 Septembre 2015 à 17:38:50 »
J'ai tout lu !
J'ai eu du mal à rentrer dedans j'ai mis qqs paragraphes, après j'ai trouve ça bien écrit. Certaines images m'ont  :coeur:
par contre pour faire écho avec certains de mes camarades le "trop flou" ça me décourage un peu !

Bonne chance !

Hors ligne gage

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #7 le: 14 Septembre 2015 à 19:58:06 »
Salut Mout !!

Menue broutille d'abord :

Citer
où le hasard de la ballade avait mener nos pas jusque là, las.
à mon avis : "ou le hasard de la ballade avait mené nos pas"

Je connais cette musique, ce ton et ces couleurs, je crois.

Petit Mout, il y a des textes qu'il faut lire plusieurs fois pour les posséder. C'est comme ça. Ce n'est pas un défaut quand au bout de la troisième lecture on ne possède pas plus le texte, mais que lui nous possède. Tant pis pour ceux qui ne le liront qu'une fois, aurais-je tendance à penser. Mais dommage pour toi.

Je ne peux pas faire de commentaire constructif, parce que j'aime sans mélange cette prose qui n'en est pas une. J'aime ces phrases qui, d'être malmenées dans leur structure en disent dix fois plus que si elle ne l'étaient pas.
J'aime aussi ton aplomb de créateur qui défend ses choix, prouvant par la-même que c'était des choix.

Merci petit Mout, merci pour ce texte, cette vraie création.

Et ton pauvre personnage qui n'arrive même pas à en pleurer... quelle amertume, quel échec...

Puissant !  :)
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Rémi

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #8 le: 16 Septembre 2015 à 20:26:33 »
Salut Mout !

Citer
couleur béton pluvieux sur fond de nuage armé.
ça me fait penser à un poème de Prévert

Citer
La table aussi me colle aux bras, mal essuyée qu’elle est par les assauts incessants et maladroits, des gens qui sortent de la gare et des serveurs qui s’oublient en automates de l’emploi du temps.
la deuxième virgule me semble en trop, par contre j'en aurais casé une avant "en automates..."
(et puis, la table est mal essuyée par les assauts des gens qui sortent de la gare ?)

Citer
Je déteste ce bar, je ne sais même plus pourquoi j’aime y venir.
j'aimais ?

Citer
Et puis te me parles de toute façon alors je t’écoute.
tu

Citer
où le hasard de la ballade avait mener nos pas jusque là, las.
balade
mené

Citer
Des bulles transparentes de la réalité du dehors qui transpirent à travers le rouge, le bleu, le violet, mais pas le vert.
pourquoi ce "qui" ?
Et l'image est difficile à capter. Il s'agit d'un revêtement écaillé et on voit à travers par endroit, c'est ça ?

Citer
Est-ce la peur ou l'amour en dernier qui t'as fait te retourner ?
l'amour qui t'a

Citer
comme drainés par la pression d'un siphon pluvieux à venir ; où le hasard de la ballade avait mener nos pas jusque là, las.
virgule à la place du ";" non ?

Citer
plus.  Le voile de glace
deux espaces avant "Le"

Citer
J’espère juste que dehors il fait frais, que je puisse respirer. Il y eut bruit et froid, bien trop froid. Aucun mot, aucune main ne m’a retenu,
pourquoi pas un passé composé, comme après ?

Citer
Il n'y eut rien.
idem, pourquoi un passé simple ?

Citer
une cachette, plus sombre plus seule maintenant tout de suite.
plus seule, la cachette est plus seule ?

Citer
je mâche mes larmes à m’en casser les dents.
ça aussi j'aime bien

Citer
Enfin me lâcher, être moi, là à quelques pas ne plus me contenir tout casser et pleurer à ne plus pouvoir en respirer. Au
j'aurais mis quelques virgules en plus

Le côté poétique est chouette, pas toujours réussi car parfois embrouillé (je trouve), mais certaines images font mouche.
J'aime bien aussi cet échange sans dialogues, c'est l'image du gars pour qui les mots ne font plus sens, ce ne sont pas les vrais mots, pour lui. ça reste tout de même un peu trop nébuleux je trouve, mais l'ambiance est forte.

Bon courage pour la retouche,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #9 le: 17 Septembre 2015 à 11:58:26 »
Merci Manilee!

@Gage, que puis je te dire d'autre à part un grand merci du fond du coeur...
(mais bon après on peut tout justifier sans le fond, est ce que ça suffit toujours, je ne pense pas héhé)

@Rémi

Pour la table, c'est les gens qui sortent de la gare et viennent au café qui la salissent. J'ai reformule la phrase pour que ce soit plus clair

Et oui tu as raison pour le revêtement, j'ai reformule aussi

Et enlever ces passé simple bizarres


Merci beaucoup à toi pour tes remarques pertinentes, et heureux que ça t'ai plu !
Ta comprehension m'est précieuse, quand tu dis que les mots ne font plus sens pour lui, tu veux dire des mots normaux ou tu le vois comme les mots de rupture que le narrateur n'écoute plus ? Parce que du coup, j'adore la deuxième interprétation, mais ce n'était pas le sens premier que je voulais donner et du coup je peux comprendre que ça paraissent trop flou avec cette vision, puisque que je ne pousse pas vers ça... Donc je me rend compte que je suis trop fermé pour permettre clairement d'autres interprétations et à la fois trop ouvert pour vraiment en décrire une...

J'ai reformule les phrases nébuleuses, ajoute des précisions et supprimé d'autres, je vais continuer dans ce sens.


Merci à vous trois pour votre aide et vos retours encourageants
Encore trois jours  :aah:

Bon mammouth à tous, à plus
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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #10 le: 17 Septembre 2015 à 21:17:24 »
saaaalut  :)


Citer
Y’a ta voix dans le tas
Ça m’a dérangé la forme contractée ici, vu que je trouve l’ensemble plutôt soigné, je sais pas, s’il n’y a que moi que ça fait réagir, oublie  :huhu:

Citer
couleur béton pluvieux sur fond de nuage armé.
Je sais pas si c’est beau ou si c’est bizarre, mais j’aime bien   :D

Citer
Il descend lentement, mais toujours moins lentement que toi
Là je me suis dit que le « toi » ne faisait pas référence à un humain mais à une chose qui descendait lentement… du coup je ne suis pas convaincue que la formulation soit très heureuse  :\?

Citer
les troupes assauts incessantes et maladroites des gens
je crois que j’ai trop de qualificatifs pour ces troupes

Citer
bloqués qu'ils sont de le service d'automate de l'emploi du temps
ouhla, il y a un souci, t’as dû supprimer un truc qu’il fallait pas  :???:

Citer
je vois les éclaboussures qui les constellent s’accrocher aux costumes froissés
si ce sont les éclaboussures qui constellent les vitres, ça peut pas être celles sur les costumes des gens non ? et puis s’il ne pleut pas (ce que tu dis juste après) c’est que ce sont des éclaboussures quand on patauge, pour aller salir les vitres faut une grosse flaque et sauter fort dedans… ou alors faut des vitres jusqu’en bas… bref le « qui les constellent » me dérange et me fait me poser des questions de représentativité de la scène mentalement  :relou:

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Etoiles filantes de glaviots
Mouais, pas mon dada de poésie ça hein  :P

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Ils auraient put être autres
Pu

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voir...L'habitude
manque un espace

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Ce sont les mêmes que d’habitude,
Repet de l’habitude, sans doute fait exprès pour signifier… l’habitude, mais bon, j’aime po trop alors je le dis o/

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Il doit pleuvoir pour que tous ces idiots marchent aussi vite.
J’aime bien ce détail  :)

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en me galçant les phalanges
faute de frappe, glaçant

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Sur cette même chaise en face j’en ai vu des visages,
J’aurais mis une virgule après face

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des jambes spasmodiques
mdr je vois pas trop si ce sont des jambes nerveuses qui sautillent mais c’est marrant à associer  :mrgreen:

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Toujours à deux mais jamais toi.
J’avais lu toujours à deux mais jamais trois… ceci dit c’est pas beaucoup plus clair, ça veut dire qu’il venait avec un copain ? je comprends pas ce que ça vient faire là en fait…  :-\

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comme drainés par la pression d'un siphon pluvieux à venir
euh…. C’est pas un typhon plutôt ? parce que le siphon pluvieux je vois pas du tout à quoi ça peut ressembler… :o
et drainés par la pression ça me va pas non plus  :\?… on est drainé par des drains ou tranchées drainantes qui ont des volumes de vides supérieurs au matériau environnement (souvent la terre), le vide appelle l’eau qui s’écoule ensuite dans le drain. Il n’y a pas vraiment (un peu quand même) de pression en jeu , juste des quantités de vides.
Donc ce serait plutôt… comme drainés par les vides d’une existence blablabla ou autre, peu importe
Haha je t’embête hein, c’est pas fini * agite son sabre

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à côté de tes cuisses à demi-nues de robe florale, les carreaux de verre peinturlurés du Floréal s’écaillent.
Rien compris  :huhu:, c’est quoi ces carreaux de verre ? Ah ! ils sont à coté des vitres ? désolée mais je les repositionne sans arrêt dans le bar moi là

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Ses formes rectangulaires laissent apparaitre des polygones d'anti-matières
Là soit faut m’expliquer l’image, soit faut m’enlever ça  :relou:… du rectangle qui fait apparaitre des polygones déjà, faut avoir sérieusement attaqué la bière, mais en plus c’est de l’anti-matière… alors j’imagine que tu parles du fait qu’on voit tout déformé à travers la vitre, donc que la matière n’en est pas… mais bref c’est trop « le réacteur de l’antifluctuation atomique a comprimé les reflux de neutrinos » pour moi  :-¬?

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à travers le verre nu, ce sont des bulles transparentes de la réalité, du dehors, qui transpirent à travers le rouge, le bleu, le violet ; mais pas le vert.
Si c’est l’explication du truc précédent, je préfèrerais deux points. Mais je ne suis pas fan du passage complet.
Tu as une repet de « à travers »

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C’est de ma faute, j’en ai arraché la plupart des gros morceaux... Des pieds en talons se glissent dans ces petits trous de vides, bousculés dans la seconde par des jambes de feutrine. Puis par d’autres jeans et puis d’autres escarpins encore qui grouillent et se battent dans l’interstice.
La vache, tout le passage des carreaux je comprends rien quand même  :o… finalement c’est pas la vitre ? Il arrache des carreaux de verre le bonhomme ? des pieds se glissent dans les trous de quoi ? de quoi parle-t-on ?
soit tu parles encore de tes carreaux et je suis perdue pour de bon, continue sans moi Mout, it was a privilege… soit tu changes de sujet et tu parles du fait que les gens s’amassent là où ya de l’espace mais je vois mal le rapport avec la phrase précédente…

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Pendant que tu parles pour toi sans t'adresser à nous deux, j’interroge ton visage, j’ai toujours aimé sa conversation détournée.
Ah voilà, là je suis plus à l’aise, j’aime bien  :lecon:

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Sous ton maquillage discret, un de tes yeux est plus gros que l’autre, le droit. Je l’aime bien.
Mais mdr !

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Petit froissage de peau, macroscopique, perceptible uniquement par ta mousse de bière
Froissement, il me semble  ::)
Macroscopique ? ça veut dire que c’est pas hyper discret quand même….

J’aime bien tout le paragraphe
Oh j’aime bien le suivant aussi  :)

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Subitement regardé, je vois que tes fossettes sont venues mourir sur tes lèvres comme des volets qui claquent.
J’enlèverais le "subitement regardé" qui n’apporte rien, la reste de la phrase est très bien, et ce « regardé » m’a embêtée parce que j’ai pas compris de suite que c’était du perso dont tu parlais

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Est-ce la peur ou l'amour en dernier qui t'as fait te retourner ?
T’a fait
C’est pas très joli comme formulation  :-X

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« Chut. Je sais ce que tu vas dire. »
Je me lève et je pars.
QUOI ! et tu la laisses pas le dire ! tu lui mâches tout le boulot là ! Reviens bonhomme ! Affronte et dis-lui qu’elle a bien tort ! :vaurien:

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Pas même le barman que je n'avais pas payé.
C’est elle qui paiera , bim !

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qu’au prochain coin de rue il n’y aura personne. J'espère un recoin de mur
coin recoin

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je mâche mes larmes à m’en casser les dents.
Mimimimimi  :s

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c'est là à quelques pas encore,
virgule après là

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Que des yeux vaguement humides claquant une porte avec fracas, et une pièce vide, sale et stoïque là à attendre, sempiternellement silencieuse.
Qu’est-ce que c’est que cette pièce seule qui attend godot… d’où ça vient ça ?  :-\


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Je t’efface.
« Ne me réponds pas et ne t'excuse plus. »
Fuite fuite fuite fuite fuite fuite


Et bien, je crois que j’aime bien  :)
Après, c’est pas un coup de foudre, je le trouve un peu long, et je n’aime pas du tout le paragraphe des carreaux (surpris hein?), mais franchement dans l’ensemble j’ai trouvé ça parfois bien dit, ou dit originalement  ::). Il y a des maladresses et des images assez floues, mais ça se voit que c’est réfléchi.
Pour le thème, en effet la fuite est une forme de refus de discussion, donc un chut. Mais ça aurait été encore plus fort qu’il ne dise rien, or j’ai l’impression que le « chut, je sais ce que tu vas dire », il le dit à voix haute. J’aurais préféré qu’il ne dise rien du tout du début à la fin.
Contrairement à Kail et Mary, ça ne me gène pas du tout de ne rien savoir de pourquoi ils se quittent, que ce soit la routine, le fait qu’elle soit tombée amoureuse de Franck, qu’elle ait perdu la flamme etc., en fait ça m’est égal, je préfère ton choix, de te concentrer sur l’analyse de ce que ton bonhomme voit de l’environnement et de sa compagne  ^^.
Bref c’était plutôt bien pour moi  :)

Merci pour ce texte :D
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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #11 le: 17 Septembre 2015 à 22:15:01 »
Oups, je commenterai ce texte plus tard
« Modifié: 17 Septembre 2015 à 23:48:20 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #12 le: 20 Septembre 2015 à 18:25:28 »
Ce texte m'a laissée de marbre, je l'ai lu jusqu'au bout sans qu'il ne me fasse la moindre impression, en fait.
Je pense que c'est dû au style, j'accroche rarement aux styles assez oraux, comme si le narrateur couchait ses pensées sur le papier. Du coup, difficile de donner un véritable avis  :relou:
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Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #13 le: 21 Septembre 2015 à 00:15:56 »
@Tomoyo

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QUOI ! et tu la laisses pas le dire ! tu lui mâches tout le boulot là ! Reviens bonhomme ! Affronte et dis-lui qu’elle a bien tort ! :vaurien:
Et si elle avait pas tort...

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C’est elle qui paiera , bim !
Et voilà, bim le karma!  :mrgreen:

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Qu’est-ce que c’est que cette pièce seule qui attend godot… d’où ça vient ça ?  :-\
Euh de ma tête? Un pièce qui attend inlassablement le retour de son propriétaire quoi, j'ai pas bien compris ce que tu lui reprochais...

Merci infiniment pour ton commentaire hyper détaillé et on ne peut plus utile, j'ai pu affiner un peu plus mon texte, et content que ca t'ai plu!!!!
La fin que tu propose est interessante, j'ai hésité à enlevé sa tirade, c'est vrai que ca serait très classe, mais un peu trop 'poésie' pour le coup, j'veux dire si on replace ca dans la réalité personne ne part comme ca sans rien dire sans qu'il ne se passe autre chose  ^^
Encore merci à toi!!!


@Ben.G
Dommage que tu ne sois pas repassé avant le 20, ton commentaire me servira beaucoup moins maintenant.

@Kath
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Du coup, difficile de donner un véritable avis  :relou:
relis le?

Je te trouve un peu dure en fait, mais bon ca passe encore c'est pas un soucis, je ne suis simplement pas d'accord avec le 'style oral'  :???:
Oui la narration est dans l'instantanée des pensées, mais le style, je vois mal en quoi il est oral ou correspond à quelqun qui couche instantanément ses pensées, il y a cette impression oui et c'est voulu, mais les mots choisit ne le sont pas (sans prétention hein)

Au plaisir

Merci à vous trois et bon mammouth à tous!
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
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Re : Re : [T38] Le Floréal
« Réponse #14 le: 21 Septembre 2015 à 00:43:46 »
Oui la narration est dans l'instantanée des pensées, mais le style, je vois mal en quoi il est oral ou correspond à quelqun qui couche instantanément ses pensées, il y a cette impression oui et c'est voulu, mais les mots choisit ne le sont pas (sans prétention hein)
pardon, j'avoue ne pas avoir été très précise dans mon commentaire, mais j'ai commenté près de 40 textes dans l'après-midi, du coup je n'ai pas toujours su trouver les bons mots. Tu décris exactement ce que je veux dire : les mots sont choisis, mais on a tout de même cette impression de pensées couchées sur le papier, et je n'ai jamais trop accroché. Après c'est tout à fait personnel, c'est pour cela que je préfère ne pas donner d'avis, mais ça ne veut pas dire que c'est mauvais, juste que ce texte ne m'a pas touchée et que je ne saurais même pas comment te dire de l'améliorer, puisque ce n'est pas un style que je lis habituellement.
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