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07 décembre 2019 à 08:25:15

Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateurs: Aube, Miromensil, Chapart, Claudius) » La silhouette noire

Auteur Sujet: La silhouette noire  (Lu 2426 fois)

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  • Tabellion
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La silhouette noire
« le: 28 janvier 2007 à 15:02:23 »
Voici le roman que j'ai commencé. C'est le premier chapitre.


Chapitre 1

Le crépuscule se pointait. La lune commençait à faire son apparition. Quelques faisceaux d’une lumière blanche traversaient les nuages denses. Le ciel était de plus en plus sombre : la forêt, tranquille, mais inquiétante.
Dans cette forêt, surnommée la Forêt des Loups, des hommes se promenaient à dos de cheval. Ceux-ci se comptaient au nombre de cinq. L’un d’eux scrutait tout autour de lui, pour voir si personne ne les suivait. Tous parlaient, riaient et ne semblaient aucunement se soucier du danger qui les guettait.
Tous, à l’exception de celui qui regardait tout autour de lui. Il portait sur sa tête de magnifiques boucles blondes et arborait une tunique d’un bleu azur. Sa cuirasse, qu’il avait revêtue par-dessus sa tunique, brillait comme de l’or. Le cavalier semblait s’attendre à ce que quelqu’un surgisse d’un buisson ou de derrière un arbre pour les attaquer.
- Arrêtez de parler, je dois me concentrer, dit l’homme.
- Verrat ! Arrête d’être si tendu, Gabriel, lui répondit l’un de ses acolytes.
- Je ne suis pas tendu, le reprit le dénommé Gabriel, seulement l’ennemi peut nous surprendre à n’importe quel moment. De plus…
Mais Gabriel ne finit pas sa phrase. Un faible bruit de feuilles froissées venait de retentir des buissons, juste devant eux. L’homme aux cheveux blonds fit un signe à l’un de ses compagnons.
- Brutus, murmura-t-il, lance l’un de tes poignards à travers l’arbuste, là-bas. Au centre de celui-ci.
Brutus, en guise de réponse, tira l’une de ses dagues accrochées à son dos et la lança au milieu du bosquet. Un faible cri fit écho et, par la suite, un homme, un couteau fiché dans la cuisse, en sortit. Il marcha quelques instants, les jambes tremblotantes, les yeux presque sortis de la tête, puis il s’effondra par terre. Le calme habitait de nouveau la forêt.
Gabriel s’approcha de l’homme et remarqua que celui-ci portait les armes et les effigies de leurs ennemis. Le grand chef dégaina son épée et la planta dans le cœur de l’assaillant.
- C’était un Humukaïs ! Dégainez vos épées, murmura le chef à ses hommes d’un ton rassurant. L’ennemi approche.
Ils attendirent quelques moments, dans le silence. Aucun son ne venait obstruer le calme de la forêt où les cinq guerriers se trouvaient : ni un oiseau, ni un écureuil, ni une branche qui craque, ni le vent qui souffle. Le calme plat.
Enfin, un cri perçant de guerre retentit au loin. Les cavaliers, armes aux mains, étaient prêts à la bataille qui était sur le point de s’engager. En un éclair, des dizaines de soldats ennemis accoururent vers eux pour les attaquer.
Brutus lança l’un de ses poignards dans le ventre d’un homme, tandis que Gabriel se jetait sur un autre pour lui trancher le cou. Un autre guerrier, nommé Arthur, enfonça son épée dans la jambe d’un ennemi, pendant que les deux autres, Antonio et Jobard, lançaient des flèches un peu partout vers les attaquants. Une bataille sanglante venait de s’entamer.
Antonio décida de mettre son arc sur son dos. Puis il leva une main au ciel et une boule de lumière se forma. Il la lança sur quelques attaquants qui moururent sur le coup, électrocutés.
Jobard, voyant l’ingéniosité de son frère d’armes usant de sa magie contre l’attroupement d’ennemis, décida de faire de même. C’est à ce moment que des dizaines de boules de lumière et de feu se mirent à virevolter un peu partout au beau milieu de la Forêt des Loups. Ces deux guerriers étaient tellement habiles qu’aucun arbre ou plante ne partirent en fumée.
 Gabriel, après avoir coupé le bras d’un ennemi, se retourna vers ses compagnons pour les observer à l’œuvre. Mais il manqua de peu de se faire mettre à bas, car un attaquant s’était avancé tranquillement vers lui.
Par contre, Antonio l’avait remarqué et celui-ci fut plus rapide. Il agrippa son arc, la plus redoutable de ses armes, puis il lui décocha une flèche. Finalement, Antonio leva l’une de ses mains dans les airs et lui projeta une énorme boule d’une lueur bleue qui propulsa l’ennemi quelques centaines de mètres plus loin. Gabriel, ayant entendu le faible cri que l’homme avait produit, fit galoper sa monture vers lui et le roua de coups d’épée.
Brutus attaquait avec toute la force de ses bras, avec ses deux poignards qu’il avait récupérés, les faisant tournoyer dans les airs pour ensuite les planter, l’un après l’autre, dans le ventre, le dos ou le cou des hommes contre qui il se battait.
Tout à coup, une flèche fendit l’air et alla se planter dans un arbre, près du cou de Jobard. Celui-ci observa la flèche avec de grands yeux, comme s’il avait eu peur, l’espace d’un instant, de l’avoir reçue en plein dans le cou. Il agrippa la flèche et la tira de son trou. Il pointa son arc vers le ciel, l’arma et décocha celle-ci. L’homme entendit un sifflement s’éloigner, suivi d’un cri sourd.
Par la suite, plusieurs flèches arrivèrent vers eux. Gabriel les regarda voleter dans les airs et se planter un peu partout, pendant que ses hommes essayaient de les éviter. Avec leurs sens magiques, les Cinq levèrent les mains vers le ciel et, en un coup rapide, chacune des flèches se fit envelopper d’une bulle de couleur bleuâtre. Les bulles descendirent vers le sol et explosèrent en produisant un faible son, détruisant les armes du même coup.
- Descendez de vos montures, cria Gabriel. Il sera plus facile d’attaquer vos ennemis de cette façon.
Gabriel mit pied à terre et courut vers un ennemi. Il fit vaciller son épée, tuant au moins cinq personnes au passage. Par la suite, Jobard et Antonio se regardèrent et se firent un simple clin d’œil. Ils agrippèrent une flèche en même temps et la lancèrent dans les airs vers les ennemis, simultanément. Ils recommencèrent ce manège une douzaine de fois, jusqu’au moment où un homme se jeta sur Jobard. Celui-ci essaya vainement de tirer son épée de son fourreau.
Antonio, voyant ce qui se produisait, se débarrassa de l’ennemi contre lequel il se battait et accourut vers son frère d’armes. Jobard était maintenant installé par terre, l’ennemi sur lui. Antonio leva son épée qu’il avait dégainée et essaya de la planter en plein dans la chair de l’Humukaïs. Mais celui-ci para le coup, agrippant l’épée jusqu’à en avoir les mains ensanglantées et finit par attirer celle-ci vers lui. Antonio lâcha l’arme, mais se dépêcha d’en chercher une autre, en vain.
L’ennemi laissa Jobard pendant un moment et s’approcha d’Antonio. Le cavalier reculait, désarmé. Et comme si ce n’était pas assez, il trébucha sur une racine. Un sourire satisfait fendit le visage de l’Humukaïs. Antonio vit la lame scintiller dans l’air et s’abattre sur lui. Le guerrier essaya de s’enlever de là, mais il reçut un coup à la jambe, faisant jaillir le sang. Soudain, l’ennemi s’effondra et Antonio remarqua qu’une entaille avait été faite dans son dos. Jobard se tenait derrière lui, en position d’attaque. Il s’approcha de son frère d’armes et lui tendit la main.
- Merci, mon frère, lui dit Antonio. Tu m’as sauvé la vie.
- Tes remerciements seront pour plus tard, car nous avons des ennemis à combattre, répliqua Jobard. Tiens ! Ton épée !
Jobard lança l’épée à Antonio qui l’attrapa au vol. Puis, le petit soldat à l’air folâtre se dirigea vers un autre assaillant. Pour pouvoir mieux se battre, le jeune cavalier aux cheveux d’un noir d’encre déposa son arme par terre, appliqua ses paumes sur sa jambe blessée et une lueur verdâtre apparut. Finalement, sa jambe fut guérie et le guerrier put enfin se relever, agripper son épée et se battre avec une rapidité sans égale. Tout de suite après, il se précipita sur quelqu’un qui allait décapiter Gabriel. Antonio lui planta son épée dans le dos et il s’effondra par terre.
Pendant plusieurs heures, les cinq guerriers tuèrent des Humukaïs. Ils menaient une bataille sans merci. Tous se battirent avec rapidité et avec une telle finesse durant toute la nuit, jusqu’au moment où il ne resta plus qu’un seul survivant du côté des Humukaïs. Gabriel s’en approcha et lui présenta son arme devant le nez, comme pour lui dire que s’il bougeait d’un millimètre, il se verrait trancher la tête. Le visage du dernier ennemi était peuplé de tics, ce qui démontrait une énorme nervosité et une grande peur. De la sueur perlait sur son front. Le petit homme qui était devant les guerriers avait des cheveux bruns et des yeux d’un noir ténébreux. Il portait une robe beige, déchirée en maints endroits.
- Quel est ton nom ? demanda Gabriel.
L’homme ne répondit pas.
- Ton nom ? insista-t-il en lui pointant le fil de la lame de son épée sur son cou.
Voyant l’agressivité soudaine de son supérieur, l’ennemi n’eut d’autre choix que de répondre.
- Salamir, articula-t-il avec peur.
- Qui vous envoie ? questionna Arthur.
Encore une fois, Salamir ne répondit guère. Brutus commençait à perdre patience. Il se dirigea vers l’ennemi et dégaina son épée, la présentant juste en dessous de son nez.
- Parle ou sinon je te ferai subir le même sort que celui que nous avons infligé à tes compagnons ! cria-t-il avec une fureur démentielle.
Salamir se mit à trembler de plus belle et ses tics nerveux se multiplièrent. Il se résigna donc à tout dévoiler aux cinq guerriers qui se trouvaient devant lui.
- Mon maître, Kaïkou, répondit l’homme. Il nous a demandé d’aller dans la forêt pour y rencontrer cinq hommes que nous devions combattre jusqu’à la mort, travail qui aurait dû s’avérer d’une très grande facilité. De cette façon, il aurait été beaucoup plus facile pour mon maître de pénétrer le Royaume de Saphir, de tuer le Roi Henri et de prendre le parfait contrôle de son peuple.
Salamir s’arrêta brusquement de parler. Il aurait mieux fait de se taire et de subir la mort immédiate, mais tout était déjà dit. Il ne pouvait remonter le temps. De son côté, Brutus voulait en savoir plus.
- Continue ou je te coupe en quatre ! ragea celui-ci.
- Brutus, veux-tu bien te calmer, répliqua doucement Gabriel. Salamir, je ne suis pas dans l’ignorance qu’une telle conduite envers des cavaliers du Roi Henri n’est aucunement acceptable. Mais je vous laisserai la vie sauve si en échange vous acceptiez de ne plus reparler de tout cela et de ce que nous vous avons fait dévoiler. Dites à votre maître que nous lui laissons un sursis et qu’il est mieux d’en profiter. Allez ! Déguerpissez ! Et que l’on ne vous revoit plus jamais.
Sur ce, Gabriel tourna les talons et marcha en direction de son cheval pour le monter. Salamir regarda les cavaliers pendant un instant et s’éloigna à une vitesse folle dans le noir de la forêt. Brutus, furieux de n’avoir pu tuer cet homme, rengaina son épée et se dirigea à pas pesants vers sa monture. Il l’enfourcha et commença à jurer.
- Verrat ! Pourquoi l’avoir laissé partir ? demanda-t-il. Il aurait dû subir le même sort qu’eux. Nous l’avions à la portée de la main, Gabriel. Nous aurions pu le tuer. Un idiot de moins sur ce continent ne fait aucun changement.
- Non, Brutus ! Nous lui devions la vie sauve. Il avait déjà souffert en voyant ses compagnons mourir. Inutile de le faire souffrir à nouveau. De plus, ce n’est pas inscrit dans notre code de conduite d’éliminer des gens sans aucune raison valable. Il ne nous a même pas attaqué.
Cet homme n’a même pas de compagnons, pensa Brutus. Il les envoie à la mort sans un seul remords.
Le guerrier costaud se tourna vers Arthur et lui chuchota quelques mots que seul le jeune cavalier put comprendre :
- Voilà ce que ça donne d’avoir un chef au cœur tendre. Verrat !
En guise de réponse, Arthur haussa les épaules et se mit à rire. Lui, il ne le détestait pas leur chef. En fait, il aimait tous ses compagnons. Surtout Brutus ! Il était tellement rigolo lorsqu’il se fâchait. Bien sûr, il avait un cœur tendre, même s’il ne le démontrait pas souvent. Mais il était aussi un bon ami, voire un très grand confident. Gabriel, dans son cas, aux dires d’Arthur, n’avait aucun défaut. Du moins, c’était ce qu’il pensait. Car jamais il ne l’avait vu en colère. Jamais Gabriel n’avait démontré un seul signe de frayeur. Jamais il n’avait été tourmenté de quelques manières que ce soit. C’était un homme courageux et sans limites.
Gabriel agrippa les rênes de sa monture et y grimpa d’un mouvement gracieux.
- Séparons-nous ! dit-il à l’adresse de ses frères d’armes. De cette manière, nous irons plus vite. Nous nous rejoindrons à l’Auberge du Groin Fumant. À plus tard !
Le cavalier fit claquer ses rênes et le cheval partit en courant. Il traversa la forêt en évitant maintes branches qui étaient trop basses. C’est alors qu’au beau milieu de la nuit, dans le plus sombre de la forêt, Gabriel sentit un malaise. Sa tête se mit à tourner et il ne voyait plus vraiment où il se dirigeait. Les contours des arbres étaient devenus flous. Puis, plus rien. L’homme s’effondra par terre, son cheval s’arrêtant soudainement…
« Modifié: 06 mai 2009 à 16:11:59 par Milora »

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Re : La silhouette noire
« Réponse #1 le: 05 février 2007 à 19:12:06 »
Je pense que

tu pourrais bien améliorer pas mal de passages, et notamment le

début:
Citer
Le crépuscule se pointait. La lune commençait à

faire son apparition. Quelques faisceaux d’une lumière blanche

traversaient les nuages denses. Le ciel était de plus en plus sombre :

la forêt, tranquille, mais inquiétante.
Dans cette forêt,

surnommée la Forêt des Loups, des hommes se promenaient à dos de

cheval. Ceux-ci se comptaient au nombre de cinq. L’un d’eux scrutait

tout autour de lui, pour voir si personne ne les suivait. Tous

parlaient, riaient et ne semblaient aucunement se soucier du danger qui

les guettait.
Tous, à l’exception de celui qui regardait tout

autour de lui. Il portait sur sa tête de magnifiques boucles blondes et

arborait une tunique d’un bleu azur. Sa cuirasse, qu’il avait revêtue

par-dessus sa tunique, brillait comme de l’or. Le cavalier semblait

s’attendre à ce que quelqu’un surgisse d’un buisson ou de derrière un

arbre pour les attaquer.
J'aime pas trop :s !

/>Mais je pense que tu peux faire un beau texte !

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  • Tabellion
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Re : Re : La silhouette noire
« Réponse #2 le: 06 février 2007 à 01:13:44 »

J'aime pas trop :s !
Mais

je pense que tu peux faire un beau texte !
[/quote]


/>Pourquoi tu n'aimes pas ? Tu as le droit, mais ce serait très

apprécié si tu te justifiais. C'est la première chose que

j'ai appris dans mon cours d'écriture : quand on critique, il

faut aller plus loin que le J'aime ou j'aime pas.


/>Donne-moi les raisons pourquoi tu n'aimes pas, ainsi je pourrai

m'améliorer  ;)

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  • Scribe
  • Messages: 83
Re : La silhouette noire
« Réponse #3 le: 06 février 2007 à 16:19:46 »
Tu

m'as mal cité car quand je disais je n'aime pas trop, je

parlais du passage.
Je trouve qu'il y a quelques répétitions

que l'on pourrait éviter, des phrases un peu lourdes du

style:
Citer
Tous, à l’exception de celui qui regardait tout autour de

lui.
Je pense que tu ferais mieux de le qualifier

autrement.
;)

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  • Tabellion
  • Messages: 34
Re : La silhouette noire
« Réponse #4 le: 06 février 2007 à 22:36:56 »
Excuse-moi

d'abord pour ma mauvaise citation, je pensais que tu parlais de

l'ensemble.

Et, oui, quand tu parles de phrases telles

Tous à l'exception de celui qui regardait tout autour de lui, moi

aussi je trouve ça lourd. Prend en note que c'est une ancienne

version et que la nouvelle est en cours de réécriture. J'ai posté

cette ancienne version pour avoir des commentaires sur l'histoire

et tout. Et merci, car tu m'aides un peu plus à améliorer mes

phrases.

 


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