Bon, en guise de présentation, je n'ai lu que le préquel, L'apprentie du magicien, dont je vais parler ici.
L'apprentie du magicien suit en priorité Tessia, assistante de son père, le guérisseur de Mandryn. Elle se révèle cependant être une Naturelle, magicienne sans formation préalable. Selon les lois du royaume, le Seigneur Dakon doit la prendre comme apprentie, même s'il en a déjà un, Jayan. Forcément, une guerre va éclater avec l'ancien pays dominateur qu'est le Shachka, et Dakon, Tessia et Jayan vont jouer un rôle dans cette guerre.
Au départ, j’étais plutôt séduit par l’histoire ; il faut dire qu’elle est plutôt bien faite : des personnages féminins en pagaille, une intrigue efficace qui nous donne envie de rester accrochés au livre, quelques personnages attachants (Tessia, Jayan, Mikken...) et toute une nouvelle terre à découvrir. La fin pose aussi un certain nombre de questions sur le bien et le mal, la résistance face à des ordres qu’on désapprouve, etc. D’ailleurs, malgré quelques longueurs et des propos quelque peu essentialistes (les hommes ci, les femmes ça) et des injonctions contradictoires, j’ai gardé cette avis jusqu’au bout. L’épilogue est peut-être un peu moisi, comme beaucoup le sont, mais peut-être aussi sert-il simplement à mieux introduire la trilogie qui suit. Ne l’ayant pas lue, je ne saurai dire.
Mais pas grand-chose à reprocher au fond, donc.
Sur la forme, par contre... J’ai trouvé ce livre horriblement mal écrit, et si l’histoire ne tenait pas la route, je crois que je l’aurais vite lâché. C’est lourd, pas fluide, les dialogues sont incroyablement ridicules. Aussi, je ne sais pas si c’est l’auteure ou le traducteur, mais quelqu’un ne connait pas la définition de mégalopole, allègrement confondue avec métropole. Dans tous les cas, avoir laissé passer ça est plutôt mauvais de la part de Bragelonne.
Une déception, donc, qui fait que je n’irai pas voir du côté de la suite. Heureusement, je n’ai pas payé cher ce bouquin.